Espace Mathématique Francophone 2012

Un colloque francophone sur l’enseignement et l’apprentissage des mathématiques organisé en Suisse Romande à Genève en février 2012
vendredi 8 janvier 2010
par  floris

Espace Mathématiques Francophone EMF2012
Un colloque francophone sur l’enseignement et l’apprentissage des mathématiques organisé en Suisse Romande à Genève en février 2012

Les rencontres scientifiques Espace Mathématique Francophone sont nées à l’initiative de la CFEM (Commission Française pour l’enseignement des Mathématiques - http://www.cfem.asso.fr/) alors présidée par le professeur Bernard Cornu, avec l’organisation en 2000 à Grenoble du colloque EM2000 ( http://www-leibniz.imag.fr/EM2000/index.html )qui avait regroupé des chercheurs et des enseignants de divers pays francophones.A l’issue de cette première rencontre, une dynamique est née autour de liens forts et de coopérations naissantes ou renforcées. L’idée a alors germé de pérenniser la formule en organisant tous les trois ans une rencontre du même type dans un pays différent. Ces rencontres se voulaient être les temps forts d’une coopération continue et marquer la naissance d’un véritable espace d’échange et de travail francophone sur les questions d’enseignement des mathématiques à tous les niveaux du primaire au supérieur ainsi que sur les questions de formation (initiale et continue) des enseignants de mathématiques. Dès cette première rencontre, deux autres spécificités sont apparues :
-  collaboration entre enseignants, formateurs et chercheurs en didactique des mathématiques,
-  forte présence de jeunes (chercheurs et enseignants).
En décembre 2003, EMF2003 s’est déroulé à Tozeur en Tunisie (http://www.mathinfo.u-picardie.fr/EMF2003/). La réussite de cette deuxième rencontre a permis de vérifier la solidité du lien créé à Grenoble en 2000 et la dynamique ainsi impulsée. Nos collègues de l’Université de Sherbrooke (Québec) se sont alors proposés pour organiser la troisième édition, qui a eu lieu fin mai 2006 (http://emf2006.educ.usherbrooke.ca/), avec pour thème « L’enseignement des mathématiques face aux défis de l’école et des communautés ». Enfin la quatrième édition a eu lieu en avril 2009 à Dakar (http://fastef.ucad.sn/emf2009/)avec comme thème « Enseignement des mathématiques et développement : enjeux de société et de formation ».
On jugera de la diversité du programme. La lecture des présentations des différents thèmes des groupes de travail montre également que EMF s’inscrit dans une continuité et une pérennisation d’un réel travail coopératif de la communauté francophone sur de nombreuses questions vives de l’enseignement mathématique. Si ces rencontres ont pour objectif de permettre des coopérations de chercheurs en didactique des mathématiques sur des thèmes originaux, elles visent aussi à permettre la diffusion des produits de ces recherches vers les enseignants des divers pays impliqués, ce qui, après la dimension spécifiquement francophone, constitue la deuxième particularité des colloques EMF.
Les colloques EMF regroupent entre 300 et 400 participants des pays francophones du Nord (France, Belgique, Canada, Suisse Romande ), du Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc) de l’Afrique sub-saharienne (Burkina Faso, Congo, Cameroun, Mali, Sénégal), mais aussi du Vietnam, du Liban, et de pays européens où la didactique des mathématiques francophone a diffusé (Espagne, Italie, Danemark, République Tchèque).
La langue officielle unique est bien entendu le français, mais il existe une véritable diversité culturelle avec toutefois des points communs suffisamment forts pour rendre les débats plus faciles que dans une assemblée plus internationale.
Les colloques EMF ont obtenu le soutien de l’UNESCO et sont reconnus comme des rencontres régionales de la CIEM, nous sommes également soutenus par l’AUF.
La troisième particularité des colloques EMF est de favoriser la participation de jeunes, chercheurs et enseignants. A EM2000, une délégation d’une vingtaine de jeunes enseignants québécois (en fin de formation initiale ou tout juste sortis) a participé non seulement au colloque, mais aussi à une formation quelques jours avant celui-ci.
Lors de EMF2006, Jean-Luc Dorier, alors président de la CFEM, avec l’appui de l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse,a mis sur pied une délégation de 15 jeunes enseignants issus de divers IUFM de France. Ceux-ci ont pu bénéficier de deux jours de formation à Montréal, puis deux jours de formation à Sherbrooke, juste avant le colloque. Ils ont aussi eu l’occasion de rencontrer des enseignants québécois et d’échanger sur leurs expériences. Durant le colloque, auquel ils ont participé à part entière, ils ont aussi disposé d’une plage pour exposer avec des jeunes enseignants québécois les résultats de leurs mémoires professionnels, devant l’ensemble des participants au colloque. Ce dispositif a permis non seulement de donner à ces jeunes enseignants une expérience riche et originale (compléments de formation, confrontation à la recherche, diffusion de leur propres travaux, échanges dans un contexte international francophone), mais a aussi permis de marquer le colloque par leur dynamisme et la pertinence de leurs interventions dans les différents groupes de travail. Fort de ce succès, pour le colloque de Dakar une opération similaire a été mise sur pied, en incluant le plus de pays possible. Avec Moustapha Sokhna, un collègue sénégalais, Jean-Luc Dorier était responsable de ce qui a pris le nom de Projet Spécial : « La parole aux jeunes enseignants francophones, formation et entrée dans le métier », qui a regroupé une trentaine de jeunes enseignants sénégalais, tunisiens, burkinabés, français, suisses et québécois.

Lors des travaux de Dakar, la candidature de la Suisse Romande a été retenue pour l’organisation de EMF2012, par le comité scientifique, qui comprenait en outre la présidente de la CIEM de l’époque (Michèle Artigue, professeur à l’Université Paris Diderot) et le secrétaire général de la CIEM (Bernard Hodgson, professeur à l’Université Laval de Québec).
C’est une opportunité unique pour la Suisse Romande de montrer son dynamisme sur les questions liées à l’enseignement des mathématiques et de pouvoir accueillir une manifestation d’envergure sur ce thème.
La période pressentie se situe entre le 30 janvier et le 11 février 2012, c’est-à-dire lors de la pause académique pour l’université et les HEP et hors congés scolaires (tous cantons romands confondus). Nous envisageons d’utiliser les locaux de l’université de Genève.
Le comité scientifique est constitué de :
-  Jean-Luc Dorier (Suisse) (Président)
-  Teresa Assude (France)
-  Jaime Carvalho e Silva (Portugal) (Secrétaire général de la CIEM)
-  Francois Conne (Suisse)
-  Daniel Coray (Suisse) (Responsable de la Revue L’Enseignement Mathématique)
-  Bernard Hodgson (Canada) (ex Secrétaire général de la CIEM)
-  Fernando Hitt (Canada)
-  Ruhal Floris (Suisse) (responsable du comité d’organisation, président de la SSRDM )
-  Alain Kuzniak (France) (Président de la CFEM)
-  Maria Polo (Italie)
-  Eric Roditi (France)
-  Maggy Schneider (Belgique)
-  Hikma Smida (Tunisie)
-  Moustapha Sokhna (Sénégal)
-  Hassane Squalli (Canada)
-  Kalifa Traore (Burkina Faso)
-  Carl Winslow (Danemark)
Ce comité se réunira à Genève les 29 et 30 janvier 2010 et devra définir la thématique générale du colloque, les thèmes des groupes de travail et des projets spéciaux, les responsables des groupes et projets, les conférences plénières et tables rondes et les intervenants. Dès que les responsables des groupes de travail auront été désignés, ils devront rédiger un texte de présentation et un appel d’offre. L’appel d’offre devrait être lancé en fin d’année civile 2010, avec une date limite de réception des propositions de communications au printemps 2011. Ensuite un processus de relecture par les pairs sera mis en place de sorte que les textes définitifs acceptés soient disponibles en ligne au moins un mois avant le début du colloque. En effet, dans un groupe de travail (représentant une quinzaine d’heures sur les 5 jours du colloque), on ne présente pas formellement les textes (qui auront été lus par tous les participants avant le colloque), mais on organise le travail autour des sous-thèmes de discussion émergeant des divers textes. Il s’agit donc bien d’un réel travail collaboratif en situation.
Le comité local d’organisation est présidé par Ruhal Floris (IUFE, président de la SSRDM), et comprend Mireille Bétrancourt (TECFA), Pierre François Burgermeister (IUFE), Pierre Alain Cherix (Section des mathématiques, UniGE), Stéphane Clivaz (HEP Vaud), François Conne (Fpse), Michel Coray (IUFE), Audrey Daina (Fpse), Christine delNotaro (Fpse)Jean-Luc Dorier (Fpse et IUFE), Céline Maréchal (Fpse), Simon Toulou (IUFE), Laura Weiss (IUFE).


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